à la UneVoyage à Montréal Summer 2016

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      Et voilà, c’est à nouveau le mois d’août ! L’été 2016 bat son plein sous le soleil et vous êtes peut-être en train de lire ces quelques lignes confortablement installer en vacances.

Mais sachez que celles-ci se termineront un jour et qu’il faudra revenir à votre quotidien. Et c’est précisément ce moment là que j’ai choisis pour partir à mon tour en voyage. A moi la vengeance pour toutes les images de plages, de piscines et de ciels bleu que je vois défiler pendant que je turbine devant mon Mac.

A l’instar de l’an passé, je profite du mois de septembre pour partir à Montréal, ville chère à mon coeur. Cette fois-ci mon périple durera 3 semaines. Alors comme je ne suis pas rancunier, je vous propose de continuer un peu vos vacances par procuration en venant suivre les aventures de L’Ours au pays des bûcherons – Summer 2016.

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Au programme des réjouissances, chroniques de mes déambulations quotidiennes, bons plans fooding, fun facts, pics of day… Bref tout ce qui me passera par la tête qu’il me semblera bon ou drôle de partager avec vous !

Alors rendez-vos le 10 septembre prochain pour le coup d’envoi de ce Trip dans la Belle Province. C’est pas pire et j’en capote d’avance

Grumpfff mes p’tits oursons !!!

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Un ours au pays des bûcherons : départ imminent

Un ours au pays des bûcherons : départ imminent

L’été est passé comme un étoile filante dans le ciel d’août. L’ours que je suis à bien profité de la forêt mais il aspire désormais à d’autres horizons. La forêt magique est redevenue trop fréquentée ces derniers temps et j’ai une folle envie de grands espaces. Il était donc temps pour moi de me déguiser en homme et d’aller voir ailleurs si j’y étais. Et parce que niveau fringues humaines, je n’ai que des chemises à carreaux dans ma tanière, il était plus simple pour me fondre dans le paysage que de choisir un folklore et des moeurs locales adaptés. J’ai vu ça comme un signe ! Ma destination était donc claire  :  je devais aller à Montréal… Lire la suite « Un ours au pays des bûcherons : départ imminent »

L’art délicat d’être un esthète – Part #6

L’art délicat d’être un esthète – Part #6

(…) Tous ces changements de dernière minute avaient contrarié Charles. Comme à chaque fois qu’il rencontrait une contrariété, il devenait la proie de terribles migraines ophtalmiques. La douleur était alors si vive qu’il aurait facilement pu l’imputer à des lames chauffées à blanc lentement plongées dans ses globes oculaires. Lire la suite « L’art délicat d’être un esthète – Part #6 »

L’art délicat d’être un esthète – Part #5

L’art délicat d’être un esthète – Part #5

(…)  C’est ainsi que sa représentation avait débuté la veille au soir. Il avait sonné vers 20 h 30 à l’adresse qu’il avait reçue par SMS à peine une heure plus tôt. La maîtresse de maison, une petite bonne femme rondouillarde entre deux âges était venue lui ouvrir. Bien que certainement étonnée par cette visite tardive, elle ne s’était pas dépourvue de ce qui devait être son plus chaleureux sourire. Ce sourire mi-candide mi-labrador dont sont coutumiers les personnes en surpoids. Lire la suite « L’art délicat d’être un esthète – Part #5 »

L’art délicat d’être un esthète – Part #4

L’art délicat d’être un esthète – Part #4

(…) Charles n’aimait pas les contacts physiques. La chair le rebutait et le sexe plus encore. L’idée même de partager l’intimité de son corps avec autrui lui était abjecte. À ses yeux, cela revenait à introduire un profane au cœur d’une basilique. S’imaginer ânonnant comme une bête de somme à deux dos dans une pitoyable gigue sexuelle, luisant de sueur et de sécrétions, suffisait à lui provoquer de violentes nausées. Il avait toujours considéré l’attrait pour le sexe comme une déviance. Lire la suite « L’art délicat d’être un esthète – Part #4 »

L’art délicat d’être un esthète – Part #3

L’art délicat d’être un esthète – Part #3

(…) Désormais nu devant la glace devenue opaque de condensation, il se rendit compte avec effroi qu’il avait oublié son nécessaire de toilette dans le coffre de sa voiture. Agacé et inquiet, Charles ouvrit frénétiquement plusieurs tiroirs dans le meuble qui soutenait le lavabo. Dans le second, il fût étonné de trouver ce qu’il cherchait pourtant sans trop d’espoir. Il sortit un rasoir mécanique neuf qu’il débarrassa de son emballage. Dans le tiroir il trouva aussi une bombe de mousse à raser. Ce n’était pas la marque qu’il utilisait d’habitude et celle-ci était mentholée. Il trouvait l’odeur écœurante. Elle lui rappelait les effluves d’un institut médico-légal. Lire la suite « L’art délicat d’être un esthète – Part #3 »

L’art délicat d’être un esthète – Part #2

L’art délicat d’être un esthète – Part #2

(…) Le pire au sujet de Kurt « The Wisigoth » Hartmann était ce que l’histoire retiendrait de lui. Charles savait peu de choses au sujet de la star WWF. Ce sujet était bien loin de ses propres centres d’intérêt. Mais il se souvenait néanmoins que la mort du catcheur avait défrayé la chronique quelques années plus tôt. On avait retrouvé son corps, ainsi que celui de sa femme et de leurs deux enfants dans un chalet où la famille passait le week-end.

Les conclusions préliminaires de l’enquête montraient que Kurt, dans ce qui semblait être un accès de rage, avait massacré sa famille à main nue avant de finalement se pendre. L’autopsie pratiquée sur lui avait révélé un cerveau dans le même état que celui d’un octogénaire atteint de la maladie d’Alzheimer. Des spécialistes en toxicologie avaient conclu que les prises répétées de dopants ainsi que plusieurs commotions cérébrales non traitées avaient très certainement favorisé l’accès de violence fatal à la famille Hartmann. L’affaire avait remis sur le tapis la question de l’utilisation massive des stéroïdes et des analgésiques dans le monde du catch. Sans parler du manque de contrôle qui y régnait. Repenser à tout ça fit sourire Charles. La faute avait été imputée aux drogues et aux médicaments. Cela revenait à traiter les symptômes sans se soucier du mal. À aucun moment le débat n’avait pointé du doigt le véritable coupable de ce drame : la société elle-même. Car que penser d’une société qui façonne des individus décérébrés en bêtes grégaires afin de les regarder combattre et s’en divertir ? Que penser d’un groupe d’individus qui érige au rang « d’art » un simulacre de combat entre le bien et le mal, le tout en slip et bottines ? Une fois de plus ces considérations déplacées furent évitées et la morale fut sauve. Kurt était coupable certes, mais il n’était qu’un pion. La victime supplémentaire d’une époque avilie et de la société décadente qui allait de paire. Tout bien considéré, Charles trouvait la présence du poster plutôt dérangeante et déprimante, surtout dans une chambre d’enfant. Comme si le simple fait de regarder l’affiche comportait le risque de devenir comme Kurt. Si tel était le cas, Charles considéra qu’il valait mieux s’étouffer tout de suite avec une poignée de Lego. Un bac qui en était rempli traînait justement sur la moquette au pied du lit. Cela serait un jeu d’enfant d’en finir maintenant, au propre comme au figuré. Après quelques instants de réflexion, Charles opta pour une solution moins définitive que le suicide par ingestion de plastique danois. Pour le bien et la motivation de tous, il prit la résolution de décrocher le poster un peu plus tard. Alors qu’il s’étirait de tout son long et que ses doigts de pied butaient contre le chambranle du lit, Charles sentit sa vessie se réveiller à son tour. Il s’extirpa de sous la couette ouateuse à l’effigie de Batman et entreprit de rejoindre les gogues tout en traînant des pieds. Le trajet ne se fit pas sans buter dans un ou deux obstacles plus ou moins visqueux – chose classique dans une chambre d’enfant – ce qui lui valut un orteil douloureux et humide. Arrivé dans la salle de bain rutilante et particulièrement bien entretenue, il fallut à Charles attendre encore quelques minutes que son érection matinale faiblisse. Il en profita pour s’assurer que l’hygiène du lavabo soit irréprochable. Quand ce fut chose faîte, il se hissa très légèrement sur la pointe des pieds et souleva son scrotum à pleine main. Puis, délicatement, il déposa le tout sur le bord de la vasque en marbre gris.

Charles avait toujours préféré uriner dans les lavabos, surtout quand ils étaient en marbre. Tout d’abord parce que la perfection du marbre froid sous sa chair nervurée lui renvoyait des sensations étrangement agréables. Il prit ainsi plaisir à sentir la peau de ses couilles se tendre et se durcir comme du cuir pour ne plus ressembler qu’à une petite bourse replète. Cette technique avait aussi pour avantage de rendre plus aisée l’analyse de la couleur de ses urines, chose pour laquelle Charles était très vigilant. Confortablement installé, le spectacle de sa masculinité dressée lui procura une certaine fierté, malheureusement temporaire. Animée par un flux sanguin imprévisible et décidément trop opportuniste, la courbe de son membre se mettait déjà à fléchir pour redevenir cet appendice disgracieux aux allures de petit être bossu et fripé. Quelques instants plus tard, son orgueil sapé et ses besoins finalement assouvis dans la vasque, Charles pivota sur lui même pour gagner la douche à l’italienne qui l’attendait. Il s’attarda durant les vingt-deux minutes suivantes sous les jets d’eau massant multi-directionnels, s’attelant à faire mousser un gel douche au PH neutre qui traînait là. Comme chaque jour, il commença son rituel frénétique qui consistait à se frictionner énergiquement et sans relâche jusqu’à ce que son épiderme, échauffé et rougi, devienne douloureux. Sans aucune douceur, Charles s’employait ainsi à délester méticuleusement son corps de tous les déchets génétiques qu’il pouvait dissimuler : peaux mortes, poussières, poils, acariens vivants, acariens morts, déjections d’acariens morts ou vivants. Aucun organisme ayant pu trouver refuge sur lui ne devait en réchapper. Tout ce qui pouvait offrir un point de départ au processus de dégénérescence ou de putréfaction devait être éliminé de son corps. Finalement, après avoir consommé une quantité d’eau équivalant au débit horaire du Gange en période de mousson, Charles s’était vigoureusement séché avec un drap de bain propre trouvé dans un placard. Une fois terminé, il apprécia de se sentir propre et purifié. Un sentiment que renforçait le parfum dégagé par la serviette. Cette douce odeur rassurante de lessive dont toutes les mères de famille du monde ont le secret.

(à suivre… Part #3)